Le puit artésien de Comprégnac

Dans les années 70, la Compagnie générale des matières nucléaires (Cogema) étudie le potentiel uranifère de l'Autunien. Des concentrations économiquement viables on été trouvées dans les pélites rouges du bassin de Lodève. Dans la région de Roquetaillade, la série Autunienne est constituée en majorité par des shales noirs avec quelques intercalations gréseuses brunes fines.

Pour atteindre ces terrains, La Cogema coinduit de nombreuse campagnes de forage dans la vallée de la Muse, mais aussi dans celle du Tarn. C'est en avril 1976 que le forage de reconnaissance de Comprégnac est commencé.
Les notes du géologues sur le rapport de forage.
En transperçant un banc de grès de l'Autunien à une profondeur de 259 mètres, les géologues remarquent que de l'eau tiède (20°C) remonte par le puits forage. Le puits est devenu artésien avec un débit de 3 mètres cube par heure. Mais rien d’inquiétant, le forage continue. Le deuxième filon d'eau chaude sera traversé à 512 mètres. Une fois de plus de l'eau remonte vers la surface avec un débit légèrement plus soutenu et à une température de 25°C.

Finalement les géologues atteindront le socle le 28 avril, à une profondeur de 823.0m et le forage sera abandonné.

Mais que reste t'il donc de ce puits aujourd'hui? Et bien depuis 1976, l'eau des profondeurs s'écoule toujours dans un fossé à proximité de Comprégnac...


Les eaux fortement chargées en minéraux (fer) laissent un dépôt rouge sang à leur passage sur la pierre.

Le forage est situé en bas du chemin a droite à l'entrée de Comprégnac dans la direction Candas-Millau. Un parking sur le bord de la route permet de se garer juste après le chemin. 


Notre Dame du Vezels

Les restes d'une imposante cheminée et de son garde manger.
Les ruines de l'ancien prieuré de Besselhs sont situées sur les pentes du Puech d'Auriac, entre la route de Montjaux et celle qui mène à Candas.


Après avoir traversé les ronces, et autres épaisses broussailles, on peut y découvrir les ruines d'une construction rectangulaire autrefois voûtée comme le laisse imaginer les restes d'une voûte en berceau.




Deux contreforts sont encore visible sur la façade orientale Il parait que l'on peut voir un sarcophage que je n'ai pu localiser.



Saint Martin d'Ayguebonne


St Martin d'Ayguebonne.
L'église Saint-Martin d'Ayguebonne s'élève sur la rive droite du Tarn, entre Candas et Saint-Rome-de Tarn, sur la commune de Montjaux. Elle est située 200 m environ au-dessus de cette rivière, au milieu des vignes et des cultures en terrasses. Un ancien chemin, envahi par la végétation, bordé par des murettes en pierre sèche, contourne l'édifice par le nord et l'ouest, et descend progressivement dans le fond de la vallée.

L'église est située sur les rives du Tarn.
C'est une église pré-romane, en partie reprise, sans doute au début du XX ème siècle: le chœur est transformé en étable et partagé à mi-hauteur par un plancher. La fenêtre nord est alors agrandie pour en faire un passage. La voûte du choeur, en retrait sur les murs latéraux, reposait primitivement sur un bandeau sculpté, vendu à des Américains dans les années 1900 – 1930.

Le chœur de l'église fut transformé en étable au début du XX ème s.

Il y a quelques années encore, un oeil-de-bœuf sculpté dans une dalle monolithe en grès, éclairait le chœur; un panneau sculpté d'un christ en croix se trouvait au dessus de la porte sud.

La porte Nord et Sud. Au dessus de cette dernière se trouvait le panneau sculpté.
Panneau sculpté d'une crucifixion, autrefois remployé dans la porte méridionale de la nef (cliché L. Balsan, Société des Lettres de l'Aveyron).

Le plan est celui de nombreuses églises rurales du Rouergue méridional à la période pré-romane et au début du XI ème siècle; nef rectangulaire (5,30*10,10m et chœur de même tracé, légèrement trapézoïdale (4*3,10 m) Lèg. Archéologie du Midi médiéval, tome VIII-IX, Geneviéve Durand ; coll. S. d. L.)

La nef n'était pas vouté mais possédé une charpente. Aujourd'hui, il ne reste plus que les quatre murs tapissés de lierre.

La Nef et l'arc triomphal.
Les vestiges d'un clocher-mur sont encore visibles à l'extérieur, au-dessus de l' arc triomphal, séparant le chœur de la nef.


La source ferrugineuse du Cambon


La source minérale du Cambon.
La source se trouve dans la vallée de la rivière Muse, à 1 Km environ en amont du hameau de Roquetaillade. L'eau sourd d'une marne rouge, très micacée, au pied d'un mur de soutènement qui borde la route, à 30m environ au dessus du fond de la vallée. L'eau de la source de Montjaux, provient des grès du Trias et acquiert sa minéralisation particulière au contact des évaporites (sels et gypse) très fréquentes dans le Lias et le Trias.


Sa composition la classe dans les eaux minérales sulfatées calciques froide. Sa température et de 12,5°C et son débit de 0.4m3/h. L'Académie de médecine en a fait l'analyse chimique en 1864:


En 1920, la source alimente 4 baignoires et 12000 bouteilles sont consommées sur place par an. Le nombre de malades venant en cure au Cambon s'élevait à 600 par an. C'est en 1955 que l'histoire des thermes du Cambon se termine, par le retrait de l'autorisation d'exploité par les autorités. 


Le dolmen de Rouviaguet

Le dolmen de Rouviaguet.
Sur le causse de Rouviaguet se trouve un dolmen isolé au milieu d'un champ de blé.




Le département de l'Aveyron est le plus riche de France par le nombre de ses dolmens. Beaucoup de ces pèiras levadas n'ont pas subsisté jusqu'à nos jours. Sur près d'un miller de site, seulement 500 présentent des vestiges visibles. Le mégalithisme rouergat correspoondrait à l'Age du Cuivre, le Chalcolithique, il y a 4000 ans...

Localisation du dolmen

La demeure des vents


L'édifice troglodytique appelé des Fadarelles (des fées, en occitan) ou "Aura Ventosa" (la demeure des vents), a probablement été bâti au 12e siècle par les moines de l'ordre de Grandmont avant leur installation à Comberoumal.

Le chemin montant à l'édifice troglodyte.
L'église se dévoile peu à peu à travers les chênes.
L'entrée de la demeure des Vents.
Voici la légende rattaché à ce lieu insolite:
"[30 août 1189] Au château de St Beauzély, l'enfant d'une noble dame qui protégeait l'Ordre de Grandmont, et en particulier les religieux d'Aura Ventosa, est guéri miraculeusement d'une maladie mortelle par l'intervention de St Etienne, le jour même de la canonisation de ce saint.
Au mois d'Août 1192, dans le diocèse de Rodez, une noble dame, Florence, épouse d'Arnaud , seigneur de Roquetaillade, saisie d'une fièvre mortelle, abandonnée par les médecins, avait déjà été placée sur la cendre et vêtue d'un cilice, pour mourir comme les chrétiens. elle déclare à son époux qu'elle veut être vouée à St Etienne; en conséquence celui ci la mesure de la tête au pied avec un cordon de chanvre, qu'il enduit ensuite de cire, pour faire une statue de même grandeur offerte au tombeau du saint. En même temps, la malade voit apparaitre à son chevet St Etienne, entouré de ses dicisples, qui lui ordonne de se lever, et à l'instant elles est miraculeusement guérie. En reconnaissance, elle visite les frères de Grandmont, qui habitent dans le voisinage de son château, à Aura Ventosa de comba romal, et leur remet trois sous de monnaie de Rodez, pour faire une statue de cire destinée à orner le tombeau du saint dans l'église de Grandmont" (Prieuré de Comberoumal, d'après D. Rey).

Vues de l'intérieur de l'édifice.
Localisation de l'église